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Diagnostic des risques naturels par adresse

Les risques naturels qui pèsent sur un logement sont des données publiques, consultables par n'importe qui. Encore faut-il savoir lesquelles regarder et ce qu'elles impliquent concrètement pour un bien précis. Voici les cinq que cet outil interroge auprès de Géorisques, la base officielle de l'État.

Le retrait-gonflement des argiles

C'est la première cause de fissures sur les maisons individuelles en France. Un sol argileux se rétracte en période de sécheresse puis gonfle au retour des pluies. Ce mouvement, répété saison après saison, fait travailler les fondations et ouvre des fissures, souvent en escalier sur les façades. L'outil indique le niveau d'aléa à votre parcelle : faible, moyen ou fort.

Les arrêtés de catastrophe naturelle

Un arrêté publié au Journal officiel reconnaît qu'un événement a frappé votre commune : sécheresse, inondation, mouvement de terrain. Il conditionne l'indemnisation par votre assurance et figure dans l'état des risques remis à la vente comme à la location. Connaître l'historique de la commune renseigne sur ce qui peut se reproduire.

Le risque d'inondation

Débordement de cours d'eau, remontée de nappe ou ruissellement urbain : les mécanismes diffèrent et n'appellent pas les mêmes précautions. Une adresse classée en zone inondable pèse sur l'assurabilité du bien et sur sa valeur de revente, deux points à connaître avant de s'engager.

La sismicité

Le territoire français est découpé en cinq zones de sismicité. À partir de la zone 3, des règles de construction parasismique s'appliquent aux constructions neuves et à certaines rénovations lourdes. Le classement de votre commune indique donc aussi ce que la réglementation impose.

Le radon

Ce gaz radioactif naturel remonte de certains sous-sols granitiques et s'accumule dans les pièces mal ventilées. Le potentiel radon de la commune est classé de 1 à 3. En potentiel 3, une mesure dans le logement est recommandée, la ventilation étant le premier levier de correction.

Ce que ce diagnostic ne dit pas

Ces données décrivent l'exposition d'une commune ou d'une parcelle. Elles ne disent pas si votre bâtiment en souffre. Un secteur classé en aléa fort peut abriter une maison parfaitement stable, et une commune sans historique peut receler un désordre lié à un défaut de construction.

Faire le lien entre le terrain et le bâti relève de l'expertise : relier une fissure observée à sa cause réelle, distinguer un désordre stabilisé d'un désordre évolutif, et chiffrer la reprise. Le diagnostic vous dit s'il y a lieu de regarder de plus près. Il ne remplace pas ce regard.

Bon à savoir : l'état des risques est obligatoire à la vente comme à la location, mais il se limite à recopier le classement réglementaire. Il ne comporte aucune observation sur l'état réel du bâtiment.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un arrêté de catastrophe naturelle ?

Un arrêté « Cat Nat » publié au Journal officiel reconnaît qu'un événement (sécheresse, inondation, mouvement de terrain…) a frappé une commune. Il ouvre droit à indemnisation par l'assurance et apparaît dans l'État des Risques obligatoire à la vente ou à la location.

Comment savoir si mon adresse est exposée au retrait-gonflement des argiles ?

Saisissez votre adresse dans l'outil : il interroge les données officielles Géorisques (BRGM) et indique le niveau d'aléa retrait-gonflement des argiles (faible, moyen ou fort) à votre parcelle. En aléa moyen ou fort, le risque de fissures est élevé : une expertise bâtiment permet d'en identifier les causes et d'en évaluer la gravité.

L'outil de diagnostic des risques est-il gratuit ?

Oui. La consultation des risques par adresse est entièrement gratuite et sans inscription. Elle s'appuie sur les données publiques de Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM).