Le dossier de diagnostic technique est complet sur ce qu’il couvre. Il ne couvre simplement pas la structure du bâtiment.
Des experts certifiés et reconnus






Certifications et affiliations détenues à titre individuel par les experts de la plateforme.
Le vendeur vous remet un dossier épais. Sa complétude apparente est ce qui trompe le plus souvent l’acheteur.
Le dossier de diagnostic technique est encadré : chaque diagnostic répond à une question précise, posée par le législateur pour une raison précise. L’amiante et le plomb protègent la santé des occupants. Les états de l’installation de gaz et d’électricité protègent leur sécurité. Le diagnostic de performance énergétique renseigne la consommation. L’état des risques informe sur l’exposition de la parcelle.
Aucune de ces questions n’est « ce bâtiment tient-il ? ». Un diagnostiqueur n’a ni la mission, ni le mandat d’apprécier une fissure, un affaissement de plancher, une charpente déformée ou une toiture en fin de vie. Il peut les voir et ne rien en dire, sans commettre la moindre faute : ce n’est pas son objet.
C’est exactement l’espace que couvre une expertise avant achat. Elle ne remplace aucun diagnostic obligatoire et ne les refait pas. Elle répond à la question que personne d’autre n’a été mandaté pour poser.
| Question | Qui y répond | Compris dans la vente |
|---|---|---|
| Y a-t-il de l’amiante, du plomb, des termites ? | Diagnostiqueur certifié | Oui, à la charge du vendeur |
| L’installation électrique et gaz est-elle sûre ? | Diagnostiqueur certifié | Oui, à la charge du vendeur |
| Quelle est la performance énergétique ? | Diagnostiqueur certifié | Oui, à la charge du vendeur |
| Cette fissure est-elle structurelle ? | Expert bâtiment | Non |
| Cette charpente ou ce plancher sont-ils sains ? | Expert bâtiment | Non |
| Cette humidité vient-elle d’où ? | Expert bâtiment | Non |
L’examen est visuel et non destructif : il ne perce pas les murs, il lit ce que le bâtiment montre.
Une expertise avant achat n’est pas une inspection à la loupe de chaque prise et de chaque joint. C’est une lecture d’ensemble, orientée par ce que le bâtiment raconte de lui-même. Un expert entre avec en tête l’époque de construction, le mode constructif, la nature du sol de la commune et ce que le vendeur a déclaré.
Le dire clairement vaut mieux que de le découvrir après.
Le meilleur moment est celui où vous pouvez encore renoncer ou renégocier sans rien perdre.
L’acquéreur non professionnel qui achète un logement dispose d’un délai de rétractation de dix jours à compter du lendemain de la notification de l’avant-contrat. Pendant ces dix jours, il peut se retirer sans motif et sans pénalité. C’est la fenêtre la plus sûre : le bien est réservé, la pression de la concurrence est retombée, et le retrait reste sans conséquence.
Faire intervenir un expert avant même l’offre est possible et parfois préférable sur un bien manifestement fatigué, mais suppose l’accord du vendeur pour une visite longue. Après la signature définitive, l’expertise garde son utilité pour chiffrer et documenter, mais le levier de négociation a disparu.
| Moment | Ce que vous pouvez encore faire | Difficulté |
|---|---|---|
| Avant l’offre | Renoncer, ajuster votre offre | Obtenir une seconde visite longue |
| Pendant les 10 jours de rétractation | Vous retirer sans motif ni frais | Le calendrier est court |
| Entre l’avant-contrat et l’acte | Renégocier, faire lever une réserve | Dépend des clauses signées |
| Après l’acte | Chiffrer, documenter, agir en garantie | Le prix est fixé |
La garantie des vices cachés existe, mais elle est plus étroite que ce que l’on imagine.
Le vendeur doit garantie à l’acquéreur des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à son usage, ou qui en diminuent tellement l’usage que l’acquéreur ne l’aurait pas acquise, ou en aurait donné un moindre prix. C’est le principe de la garantie des vices cachés posée par le Code civil. L’action doit être intentée dans les deux ans à compter de la découverte du vice.
Trois conditions se cumulent, et chacune se démontre : le défaut doit être antérieur à la vente, caché au moment de celle-ci, et suffisamment grave. Une fissure visible depuis le jardin n’est pas cachée. Un désordre apparu après un épisode de sécheresse postérieur n’est pas antérieur.
Surtout, entre particuliers, le contrat comporte presque toujours une clause excluant la garantie des vices cachés, et cette clause est en principe valable. Elle tombe si le vendeur connaissait le vice et l’a dissimulé, ce qui se démontre rarement sans pièces. C’est la raison la plus concrète de faire examiner un bien avant de signer plutôt que d’espérer un recours après.
Une garantie décennale en cours est un actif que beaucoup d’acheteurs ignorent avoir acquis.
Les ouvrages réalisés depuis moins de dix ans restent couverts par la garantie décennale pour les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Cette garantie est attachée à l’immeuble : elle bénéficie aux propriétaires successifs, donc à vous après l’achat.
Encore faut-il pouvoir l’actionner. Cela suppose de savoir quels travaux ont été faits, quand, par qui, et de disposer de l’attestation d’assurance de l’entreprise. Réclamer ces pièces avant la signature coûte un courriel. Les reconstituer après, quand l’entreprise a disparu, est souvent impossible.
Le montant se compare rarement au prix du bien, mais à celui du poste que l’on n’avait pas vu.
L’expertise avant achat est vendue comme une expertise bâtiment, à partir de 590 EUR TTC, tarif affiché en ligne avant toute commande. Le rapport est remis sous dix jours ouvrés après la visite, l’expert étant assigné sous 48 h ouvrées dans nos zones couvertes.
La comparaison utile n’est pas avec le prix d’achat mais avec le coût des postes qui se découvrent après : une reprise en sous-œuvre, une charpente à remplacer, un assainissement non conforme. Ce sont des ordres de grandeur sans commune mesure avec celui d’une expertise.
Le rapport a aussi une fonction que l’on sous-estime : il donne une base factuelle à une renégociation. Discuter un prix avec un constat technique daté et motivé n’est pas la même conversation que discuter une impression.
Les références officielles sur lesquelles s’appuie cette page.