À Marseille, chaque arrondissement constitue presque un marché à part entière. Dans le centre ancien (Panier, Noailles, Belsunce), les immeubles en pierre cumulent fondations vétustes, planchers bois dégradés et humidité chronique. Dans les arrondissements pavillonnaires (11e, 12e, 13e), le retrait-gonflement des argiles (RGA) est un risque avéré : les fondations superficielles des maisons construites dans les années 1960–1980 ne sont pas toujours dimensionnées pour les cycles de sécheresse méditerranéens.
Pour les copropriétés (nombreuses à Marseille, parfois avec un syndicat peu actif), l'expert vérifie les procès-verbaux d'assemblée générale, les travaux votés mais non encore réalisés, l'état du fonds travaux (loi ALUR) et les charges. Sur un marché aussi contrasté, une visite simple ne révèle pas ces éléments : seul un professionnel indépendant peut les objectiver et les chiffrer.
- Copropriétés dégradées : lecture des PV d'AG et fonds travaux indispensable
- Pavillonnaire en zone RGA : fondations à vérifier avant achat
- Centre ancien : humidité, planchers bois, façades à consolider
- Marché très hétérogène d'un arrondissement à l'autre