La plaine avignonnaise est traversée par deux cours d'eau majeurs, le Rhône et la Durance, dont la nappe alluviale reste proche de la surface sur de larges secteurs. Dans les rues basses de l'intra-muros (quartiers de la Balance, Saint-Ruf, les Halles), cette nappe haute alimente en permanence les remontées capillaires dans les fondations en pierre. La situation s'aggrave au printemps lors des crues, quand la nappe monte encore.
La pierre calcaire utilisée dans quasiment toute la construction ancienne avignonnaise est naturellement poreuse et hygroscopique : elle retient l'eau et la diffuse lentement. Les rénovations avec enduits étanches piègent cette humidité et accélèrent la dégradation. Les logements exposés au nord ou en pied de remparts (zone ombragée et peu ventilée) souffrent également de condensation chronique, surtout en hiver.
- Nappe phréatique haute : Rhône et Durance alimentent les remontées capillaires
- Pierre calcaire poreuse dans tout l'intra-muros ancien
- Enduits étanches en rénovation : humidité piégée dans la maçonnerie
- Exposition nord et pied de remparts : condensation hivernale fréquente