Le centre ancien de Salon-de-Provence est bâti en pierre calcaire, matériau hygroscopique qui absorbe l'humidité ambiante. Lorsque les rénovations superposent des enduits ciment ou des peintures imperméabilisantes, l'humidité se retrouve piégée dans la maçonnerie et remonte par capillarité. Le secteur autour du château de l'Empéri et des rues médiévales compte de nombreux logements en rez-de-chaussée particulièrement exposés.
Le mistral, omniprésent dans la région, joue un rôle paradoxal : il assèche l'extérieur des murs mais provoque d'importants écarts de température entre les façades exposées et l'intérieur habité. Ces écarts font descendre la température des parois sous le point de rosée en hiver, générant de la condensation sur les murs froids. Dans les logements peu isolés et sous-ventilés, ce phénomène crée des moisissures persistantes, souvent interprétées à tort comme une infiltration.
- Pierre calcaire du centre ancien : remontées capillaires et salpêtre
- Enduits ciment inadaptés au bâti en pierre : humidité piégée
- Mistral : écarts thermiques et condensation sur les parois froides
- Logements en rez-de-chaussée : les plus exposés aux remontées