Le front de mer cannois cumule deux facteurs d'humidité distincts. D'un côté, les embruns marins dégradent les façades exposées au sud et à l'est en attaquant les enduits et les joints, ouvrant des voies d'infiltration lors des épisodes de pluie méditerranéens intenses. Les immeubles de la Croisette et du Midi figurent parmi les plus exposés, avec des façades qui nécessitent un ravalement régulier pour rester étanches.
De l'autre, les copropriétés balnéaires construites entre 1960 et 1990 à La Bocca et sur les hauteurs présentent souvent des VMC d'origine en fin de vie ou des grilles obstruées par les travaux successifs des copropriétaires. Sans renouvellement d'air suffisant, la vapeur produite dans les salles de bain et cuisines se condense sur les parois froides et génère des moisissures qui dégradent enduits, peintures et menuiseries. Ce problème, souvent attribué à l'occupant, relève en réalité fréquemment des parties communes.
- Embruns marins : dégradation progressive des enduits et joints en façade
- Infiltrations lors d'épisodes pluvieux méditerranéens intenses
- VMC d'origine hors d'usage dans les copropriétés 1960–1990
- Condensation chronique : moisissures attribuées à tort à l'occupant