Expertise après incendie : faites établir vos dommages par votre propre expert.

L’expert qui vient constater est mandaté par votre assureur. Le vôtre est mandaté par vous seul : il relève tous les dommages, y compris ceux de la fumée et de l’eau d’extinction, et les chiffre poste par poste.

  • Expert indépendant de votre assureur
  • Expert assigné sous 48 h, visite sur place
  • Rapport signé, dommages chiffrés poste par poste

01Votre situation

Que faire après un incendie ?

Les premiers jours décident de ce que vous pourrez démontrer ensuite : la preuve des dommages disparaît avec le déblaiement.

Faites intervenir votre expert si

  • l’expert de l’assurance est déjà passé, ou va passer
  • la proposition d’indemnisation vous paraît basse
  • la fumée, la suie ou l’eau d’extinction ont touché d’autres pièces
  • une remise en état est envisagée avant que tout soit relevé

En attendant la visite

  • Déclarez le sinistre par écrit, normalement dans les 5 jours ouvrés
  • Ne jetez rien, même calciné, et photographiez chaque pièce
  • Rassemblez factures, photos antérieures et relevés bancaires
  • Gardez les justificatifs de vos frais : hébergement, mise en sécurité

02Avec ExpertGo

Vos dommages établis, de votre côté

  1. Il relève tout

    Pièce par pièce, photographié et localisé : le feu, mais aussi la fumée, la suie et l’eau d’extinction.

  2. Il examine les ouvrages

    Planchers, cloisons, charpente, installations : ce que leur remise en état suppose, mises en conformité comprises.

  3. Il chiffre

    Les reprises poste par poste, à dires d’expert, et l’inventaire documenté des biens.

  4. Il vous remet son rapport

    Signé, à transmettre à votre assureur pour discuter son chiffrage sur des faits.

Votre rapport

Rapport sous 10 jours ouvrés après la visite

Écrit et signé par l’expert, vous pouvez le transmettre à votre assureur, à l’entreprise ou à votre avocat, et le produire devant un tribunal si nécessaire.

  • Visite sur place, relevé exhaustif des dommages
  • Dommages directs et connexes : feu, fumée, suie, eau d’extinction
  • Examen des ouvrages atteints et des mises en conformité
  • Chiffrage des reprises à dires d’expert
  • Rapport signé, à transmettre à votre assureur

Non inclus : démarches auprès de l’assureur, travaux de réparation.

03Les premiers jours

Les premiers jours : ce qui se joue tout de suite

À retenir

  • La déclaration à l’assureur se fait normalement dans les 5 jours ouvrés suivant le sinistre. C’est le premier délai à ne pas manquer.
  • L’expert que vous rencontrez est mandaté et rémunéré par la compagnie. Sa mission est d’éclairer les causes et d’évaluer les dommages pour elle.
  • Vous pouvez faire intervenir votre propre expert, dit expert d’assuré, et en cas de désaccord persistant demander une tierce expertise.
  • Ce qui se discute n’est presque jamais le fait du sinistre, mais la vétusté, le périmètre des dommages et ce qui est réputé remis à neuf.
  • Tarif affiché en ligne, à partir de 590 EUR TTC. Expert assigné sous 48 h ouvrées dans nos zones couvertes, rapport sous 10 jours ouvrés après la visite.

Ce que vous faites la première semaine détermine ce que vous pourrez démontrer six mois plus tard.

Un incendie détruit deux choses : le bien, et la preuve de ce qu’il contenait. La difficulté de ces dossiers n’est pas d’établir qu’il y a eu sinistre, elle est de justifier l’étendue de ce qui a été perdu. Tout ce qui est fait dans les premiers jours sert à cela.

Dans l’ordre

Un point de calendrier qu’il vaut mieux connaître dès le début : en matière d’assurance, la prescription est de deux ans à compter de l’évènement qui donne naissance à l’action. Passé ce délai, une contestation d’indemnisation n’est plus recevable.

  • Déclarez à votre assureur, normalement dans les 5 jours ouvrés. Un appel ne suffit pas : l’écrit fixe la date.
  • Ne jetez rien, même calciné. Les objets détériorés sont la preuve de leur existence et de leur état, et leur disparition se retourne contre vous.
  • Photographiez tout, pièce par pièce, avant tout déblaiement, y compris ce qui paraît sans valeur.
  • Rassemblez les justificatifs : factures, photos antérieures, bons de garantie, relevés bancaires. Une photo de famille prise dans le salon prouve le mobilier qui s’y trouvait.
  • Conservez les frais engagés : hébergement, rachat de première nécessité, mise en sécurité. Ils entrent souvent dans l’indemnisation.

04L’expert de l’assurance

L’expertise d’assurance : qui est cet expert, et pour qui

Il instruit pour le compte de la compagnie. Ce n’est ni une faute ni un complot, c’est sa mission.

Après un incendie ayant détruit plusieurs pièces, une expertise a lieu presque systématiquement. L’expert prend rendez-vous, examine, recueille votre dossier et rédige un rapport sur les causes du sinistre et le montant des dommages. Ce rapport devient la base de la proposition d’indemnité.

Il faut avoir en tête une asymétrie simple : cette personne fait ce métier tous les jours, connaît par cœur les postes de dommage, les coefficients de vétusté et les formulations du contrat. Vous découvrez tout cela au pire moment de votre année. C’est cette asymétrie que corrige un expert de votre côté, pas une supposée mauvaise foi.

Ce que vous pouvez faire si le rapport ne vous convient pas

Un rapport indépendant établi avant la remise en état pèse beaucoup plus lourd qu’une contestation formulée après. Une fois les travaux engagés, la preuve de l’état initial a disparu une seconde fois.

  • Le contester, en exposant précisément ce que vous estimez sous-évalué ou omis.
  • Mandater un expert d’assuré, qui procède à sa propre évaluation et discute avec l’expert de la compagnie sur un pied technique.
  • Demander une tierce expertise si le désaccord persiste : un troisième expert, amiable ou judiciaire, dont le coût est généralement partagé entre vous et l’assureur.

05Ce qui se discute

Ce qui se discute réellement dans un dossier incendie

Presque jamais le sinistre lui-même. Presque toujours son périmètre et sa valeur.

Les quatre terrains de désaccord

  • La vétusté. L’indemnité de base tient compte de l’usure du bien détruit ; certaines garanties prévoient un complément qui la rachète, sous conditions et souvent sous condition de reconstruction effective. C’est le poste où les écarts d’appréciation sont les plus larges.
  • Le périmètre des dommages. Un incendie ne détruit pas que ce qui a brûlé : la fumée imprègne durablement, la suie corrode, l’eau d’extinction ruisselle dans les planchers et les cloisons. Ces dommages connexes sont souvent sous-estimés parce qu’ils sont moins spectaculaires.
  • Le mobilier et les biens. C’est là que l’absence de justificatifs se paie, et là que les photos antérieures valent de l’or.
  • Les conséquences indirectes : relogement, perte d’usage, perte de loyers pour un bailleur, remise en conformité imposée par la réglementation lors de la reconstruction.

La question des causes

Elle décide de qui supporte finalement la charge.

Établir l’origine d’un incendie ne sert pas seulement à comprendre : elle détermine les recours. Un départ de feu sur une installation électrique récente peut engager l’installateur, un appareil défectueux son fabricant, un feu propagé depuis un logement voisin la responsabilité de son occupant. L’assureur indemnise, puis se retourne, et c’est la cause établie qui rend ce recours possible.

06Notre expert

Ce que fait notre expert, et ce qu’il ne promet pas

Établir et documenter vos dommages, dans un rapport qui se discute pièce par pièce.

Sur place et dans le rapport

Ce qu’un rapport ne fait pas, et personne ne devrait vous le promettre : il ne garantit aucun montant d’indemnisation. Ce qu’il fait, c’est déplacer la discussion du terrain de l’appréciation vers celui des faits chiffrés, où votre position est démontrable.

  • Le relevé exhaustif des dommages, pièce par pièce, photographié et localisé.
  • La distinction entre dommages directs et connexes : feu, fumée, suie, eau d’extinction, effondrement.
  • L’examen des ouvrages atteints et de ce que leur remise en état suppose réellement, y compris les mises en conformité.
  • Le chiffrage des reprises, poste par poste, et l’inventaire documenté des biens.
  • Les réserves : ce qui n’a pas pu être vérifié doit être écrit, c’est ce qui rend le reste crédible.

07Près de chez vous

Nos pages locales, et nos autres expertises

08Questions fréquentes

Vos questions

Mon contrat peut-il prendre en charge mon expert ?

Certains contrats d’assurance habitation prévoient le remboursement des honoraires de l’expert d’assuré, souvent dans une limite fixée. Relisez la clause « honoraires d’expert » de votre contrat ou interrogez votre assureur.

Faut-il attendre le passage de l’expert de l’assurance ?

Non. Votre expert peut intervenir avant, pour relever l’état des lieux et les dommages, ou après, pour examiner le rapport et le chiffrage proposés. L’essentiel est d’intervenir avant d’accepter une proposition.

Dans quel délai faut-il déclarer un incendie à son assurance ?
Normalement dans les 5 jours ouvrés suivant le sinistre. Faites-le par écrit, en conservant une preuve d’envoi : c’est cette date qui ouvre le dossier. Si vous n’êtes pas en état de rassembler tous les éléments, déclarez d’abord et complétez ensuite ; l’essentiel est de ne pas laisser filer le délai.
L’expert de l’assurance travaille-t-il pour moi ?
Non, il est mandaté et rémunéré par la compagnie. Cela ne fait pas de lui un adversaire : sa mission est d’éclairer les causes et d’évaluer les dommages, et il le fait selon les règles de son métier. Mais il instruit pour l’assureur, pas pour vous, et il connaît un dossier d’indemnisation infiniment mieux que vous ne le connaîtrez jamais.
Qu’est-ce qu’un expert d’assuré ?
Un expert que vous mandatez, et qui défend votre évaluation face à celle de la compagnie. Il procède à ses propres constatations, chiffre les dommages selon la même méthode et discute avec l’expert de l’assureur sur un terrain technique. Si le désaccord persiste, une tierce expertise peut être engagée, dont le coût est généralement partagé.
Puis-je commencer les travaux avant l’expertise ?
Évitez-le, sauf mise en sécurité indispensable. Engager la remise en état efface la preuve de l’étendue des dommages, et vous n’aurez plus rien à opposer si le chiffrage vous paraît ensuite insuffisant. Si des travaux d’urgence s’imposent, faites documenter l’état par un professionnel et photographiez tout avant d’intervenir.
La fumée et l’eau d’extinction sont-elles prises en compte ?
Elles le doivent, et c’est souvent là que le chiffrage se joue. La suie corrode et imprègne durablement les matériaux et les textiles, l’eau utilisée pour éteindre ruisselle dans les planchers, les cloisons et les niveaux inférieurs. Ces dommages sont moins visibles que les parties brûlées, donc plus facilement sous-évalués, alors qu’ils conditionnent parfois la dépose complète d’ouvrages qui paraissent intacts.
Combien de temps ai-je pour contester une indemnisation ?
Deux ans à compter de l’évènement qui donne naissance à l’action. C’est la prescription applicable en matière d’assurance. Dans les faits, l’indemnisation se règle généralement dans les mois qui suivent la déclaration, mais si la discussion s’enlise, ce délai de deux ans est la limite à garder en tête.
Combien coûte une expertise après incendie ?
Le tarif démarre à 590 EUR TTC et s’affiche en ligne avant toute commande : visite sur site, relevé exhaustif des dommages directs et connexes, chiffrage des reprises et rapport signé par l’expert. Le paiement se fait en deux temps : 50 % à la commande, le solde après l’intervention, au plus tard à la remise du rapport. Sur un sinistre de grande ampleur, un devis personnalisé est établi.
Le prix peut-il changer après la visite ?

Le prix affiché couvre la mission telle que vous l’avez décrite, déplacement et rapport compris. Si l’expert constate sur place un écart important (surface, accès, investigations en plus), un complément peut vous être proposé, validé au préalable par ExpertGo. Il n’est jamais imposé : vous restez libre de le refuser.

Mon assurance ou ma protection juridique peut-elle payer l’expertise ?

Selon votre contrat, la protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des honoraires d’un expert en cas de litige. Vérifiez vos garanties ou interrogez votre assureur : la facture de l’expertise est à votre disposition pour la lui transmettre.

Qui est l’expert qui viendra, et comment est-il choisi ?

Un expert bâtiment ou immobilier indépendant, sélectionné sur dossier : diplômes, qualifications, assurance responsabilité civile professionnelle et rapports déjà produits. Son identité et ses qualifications figurent sur la lettre de mission que vous signez avant la visite.

Pourquoi un acompte avant la visite ?

L’acompte de 50 % réserve la mission et permet d’assigner l’expert. Le solde n’est dû qu’après l’intervention, au plus tard à la remise du rapport. Vous disposez de 14 jours de rétractation.

Le rapport peut-il servir devant un juge ?

Le rapport d’une expertise amiable, signé par l’expert, peut être produit en justice comme élément de preuve ; sa portée dépend du cadre et des autres pièces du dossier. Pour une expertise judiciaire, c’est le juge qui désigne l’expert.

Et si aucun expert n’intervient dans ma commune ?

Le parcours vous le dit dès la saisie de l’adresse, avant toute commande. Vous pouvez laisser vos coordonnées, sans engagement : nous vous prévenons dès qu’un expert intervient dans votre secteur.

Sources utiles

Les références officielles sur lesquelles s’appuie cette page.